Le forum consacré au batteur des Beatles, Ringo Starr
 
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 Ringo dans la presse française !

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Pierre-Henri
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MessageSujet: Ringo dans la presse française !   17/8/2007, 20:26

C'est devenu rare, mais ça fait plaisir !

Comme vous avez sans doute pu l'apprendre, notamment sur YSN, Ringo Starr est à l'honneur dans le Paris Match du Jeudi 16 Août et surtout en une de "Batteur Magazine". J'ai pu me procurer en ligne le premier et j'ai commandé le second, que je recevrai dans quelques jours je pense.



L'interview de Paris Match n'est pas très longue (deux pages) mais plutôt intéressante. Le magazine nous apprend notamment la date précise de la sortie de "Liverpool 8" : le 8 janvier 2008 ! (presque que des 8, même si Ringo a eu la sagesse de ne pas attendre le mois d'août Mr. Green).

Je vais essayer de recopier l'article dans la semaine et je le mettrai en ligne sur le site, rubrique interviews. Smile

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MessageSujet: Re: Ringo dans la presse française !   18/8/2007, 13:05

Wouaw! Excellent! Je vais essayer de me procurer ces magazines aussi. C'est pas tous les jours qu'on parle de Ringo dans la presse européenne!!!!
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MessageSujet: Re: Ringo dans la presse française !   19/8/2007, 19:15

Rolling Eyes Mince!!Je viens de passer le week end en France et j´aurais pu acheter les magazines si je l´avais su plus tôt!!!!
Enfin...en tout cas c´est bien qu´on parle de Ringo et que ça bouge un peu coté promo.
Je vais attendre avec impatience que PH mette l´article en ligne pour pouvoir le lire. Very Happy Very Happy
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MessageSujet: Re: Ringo dans la presse française !   19/8/2007, 19:18

Hé bien je devrai faire pareil! En Belgique, on a pas la même édition de Paris Match qu'en France, et on a pas l'article sur Ringo... Mad Alors, à moins que je n'aille en France de ces jours-ci (ce qui m'étonnerait), je devrai attendre...
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Pierre-Henri
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MessageSujet: Re: Ringo dans la presse française !   20/8/2007, 18:28

Je n'ai pas eu le temps de créer la page (ce sera pour demain), mais j'ai déjà tapé le texte ! Donc, pour éviter de vous faire patienter d'avantage, le voici !!!


Ringo veut redevenir Starr


Interview de Benjamin Locoge

Libéré de l’alcool et de la drogue, l’ancien Beatle, 67 ans, sort un best of et revient sur ses quarante-cinq ans de carrière. Rencontre exclusive.

Pas facile d’être le membre le moins connu du groupe le plus connu du monde, les Beatles. Contrairement à Paul McCartney, Ringo Starr s’est montré moins habile à récupérer l’héritage des Fab Four, même s’il continue à vivre confortablement de fabuleuses royalties. Mais Ringo est un mythe et il le sait. Lorsqu’il arrive, il installe d’emblée une certaine distance. Il ne serra pas la main, mais se montrera, durant l’entretien, plutôt cabot. Au bout de la demi-heure impartie, il décide de prolonger le dialogue malgré les remontrances de son attachée de presse. Bizarrement, il refusera, mi-ironique, mi-sérieux, de dédicacer ses vieux albums. On n’est pas une star pour rien !

Paris Match : Pourquoi sortir un best of ?


Ringo Starr : Après de longues années d’errance, je suis revenu chez Emi, la maison de disques historique des Beatles. Ils m’ont proposé de contacter tous les labels chez qui j’ai sorti des albums pour réaliser cette compilation. J’ai été passionné par leur démarche, et cela donne un nouvel éclairage sur ma carrière solo.

On retrouve principalement votre répertoire des années 70.

C’est l’époque où j’ai eu des tubes ! Mon premier album était un disque de standards, réalisé par George Martin. Ensuite, j’ai fait un disque country avec Pete Drake à Nashville. Puis, je me suis senti un peu perdu. Alors, j’ai fait appel à mon ami Richard Perry, qui m’a poussé à continuer. Pour mes deux véritables « premiers » albums, j’ai notamment été aidé par George Harrison. Je voulais m’imposer.

Vous avez joué avec les plus grands musiciens de l’époque, Elton John, Marc Bolan… Pourquoi avaient-ils envie de jouer avec vous ?

Parce qu’ils m’aimaient et que je les aimais ! C’est la conséquence de la séparation des Beatles : nous connaissions beaucoup de monde. J’ai un carnet d’adresses très fourni ! Je peux appeler Dr. John pour enregistrer un chanson en disant juste : « Allez ! mec, je fais un disque, viens faire un tour ! ». À l’époque, où je vivais à Los Angeles, les gens passaient dire bonjour, écoutaient les chansons, proposaient des idées. Puis on les enregistrait. C’était très simple.

Pourquoi les gens écrivaient-ils pour vous ?

Je ne sais pas. Aujourd’hui, j’écris mes chansons moi-même, mais dans les années 70’, les artistes me présentaient des idées qui me plaisaient. John, Paul et George travaillaient beaucoup, ils avaient quelque chose à proposer. Une fois le groupe dissous, je devais me débrouiller seul. Si ce que l’on m’offrait valait le coup, pourquoi m’en serais-je privé ?

Vous aviez donc besoin de vos anciens compagnons pour exister…

Mon groupe venait de se séparer. Il fallait intégrer le fait que c’était fini, donc que je n’avais plus rien à y faire. Malgré la rupture, nous parlions, nous nous aidions à surmonter nos doutes. Nous étions quatre dans les Beatles et nous ne sommes que quatre au monde à avoir vécu le phénomène de l’intérieur. Même aujourd’hui, quand je croise Paul, je pense à ça. Il n’y a que lui et moi qui savons vraiment ce que c’est que d’être un ex-Beatle. Nous étions récemment réunis avec Yoko Ono et Olivia Harrison à Las Vegas. Paul et moi continuons à nous soutenir. Nous sommes allés sur le plateau de Larry King ensemble, il nous posait des questions sur ces années et nous étions les deux seules personnes au monde à pouvoir y répondre. Lorsque nous avons travaillé avec Paul et George sur l’anthologie des Beatles, le fait d’être tous les trois nous a permis d’y voir plus clair sur notre carrière, même si nous n’avions pas les mêmes souvenirs. Mais vous souvenez-vous de tout ce que vous avez fait dans votre vie ? La seule chose qui m’aide, ce sont les photos ! J’ai au moins la preuve que j’étais là…

Aujourd’hui, comment définiriez-vous votre relation avec Paul ?

Formidable ! Sérieusement ! Nous ne vivons pas ensemble, nous ne nous voyons pas. Mais on se parle au téléphone. Quand nous sommes dans la même ville, nous essayons de nous croiser, nous parlons de nous, de nos vieux jours… C’est la vie.

Les années 80 ont été douloureuses.

J’ai sombré dans la drogue et l’alcool. Je n’ai pas de souvenirs de cette période. Ma carrière s’est embourbée.

Comment êtes-vous sorti du brouillard ?

J’ai arrêté la drogue et l’alcool ! J’aurais pu continuer indéfiniment. En vieillissant, j’ai eu envie de vivre. Au début de ma carrière, la musique était plus importante que tout. Dans les années 80, l’alcool était devenu ma première préoccupation. En m’en sortant, la musique a repris le dessus. C’est un cycle…

Vous avez pourtant la réputation d’être un homme constamment heureux. L’étiez-vous ?

Quand vous êtes ivre en permanence, c’est que vous n’êtes pas heureux. Mais je considère tout cela comme une parenthèse, aujourd’hui refermée.

Que pouvez-vous dire de votre prochain album, « Liverpool 8 » ?

J’avais commencé à travailler sur ce disque avec l’équipe qui m’a accompagné ces dernières années. Mais cela ne fonctionnait plus. Nous avons donc cessé notre collaboration. Parallèlement, je suis ami avec Dave Stewart, qui avait enregistré quelques parties de guitare pour l’album. Il s’est mis à chanter, et nous avons composé une première chanson, puis une deuxième. Naturellement, il est devenu le second producteur du disque.

Quel est le sens du titre ?

C’est le code postal de l’endroit où je suis né. Cela est aussi une allusion au fait que, l’année prochaine, Liverpool sera la ville de la culture. Il se peut même que j’y donne, pour l’occasion, un concert.

Inviterez-vous Paul ?

Proposez-le lui ! Si je veux jouer devant un large public, je n’ai qu’à annoncer qu’il sera là !

Vous n’avez pas joué en Europe depuis longtemps.

La dernière fois, c’était dans les années 90. Mais je préfère me produire aux Etats-Unis. J’y suis encore populaire. Les salles sont pleines. Ici, je ne pourrais pas les remplir. Vous devriez vraiment m’aimer plus !

Votre fils Zak est devenu un batteur respecté. Que lui avez-vous appris ?

Absolument tout ! Il joue avec les Who, avec Oasis en ce moment, il vient d’accompagner Paul Weller, tout va bien pour lui. Je lui ai enseigné les bases, et maintenant il a son propre style. Quand il avait 10 ans, je lui montrais des trucs, très vite il m’a dit : « J’ai compris. »Il était lancé. C’est mon fils aîné. Au début, avec sa mère, nous aurions préféré qu’il fasse brillantes études universitaires…

On vient de fêter les quarante ans de « Sgt. Pepper’s »… Est-ce votre disque préféré ?

Non, même si c’est un album majeur. Pendant l’enregistrement, j’ai passé beaucoup de temps à attendre dans mon coin. Je préfère « Revolver », la seconde moitié « d’Abbey Road » ou le Double Blanc qui est plus le disque d’un groupe alors que « Sgt. Pepper’s » est le disque d’individualités. Je n’y ai écrit aucune chanson. J’ai juste fait la batterie et les percussions.

Avez-vous rencontré Pete Best, le premier batteur des Beatles ?

Oh ! oui, il y a des années. Je ne l’ai pas croisé depuis 1962 ! Dans les années 50, c’était facile d’intégrer un groupe sans être un grand musicien. Je mesure la chance que j’ai eu de tomber sur les Beatles.

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MessageSujet: Re: Ringo dans la presse française !   20/8/2007, 19:51

Superbe interview...merci PH Very Happy Very Happy Very Happy La première chose que je retiens c´est le fait qu´il ne soit pas très motivé pour une tournée en Europe.Dans un sens il n´a pas tort car en Amerique on sait combien il est aimé alors qu´ici on est pas nombreux à l´aimer.C´est dommage Crying or Very sad .
Enfin...lueur d´espoir....un concert à Liverpool peut-être l´annèe prochain.Celui-là je ne le rate pas Very Happy Very Happy Very Happy Very Happy .
De toutes façons pour l´annè prochain je programme mes vacances à Liverpool toute une semaine en vue de l´evenement culturel qui se prepare.
J´espere vraiment voir Ringo si jamais il joue comme il laisse presager.
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MessageSujet: Re: Ringo dans la presse française !   20/8/2007, 19:57

C'est à quel moment de l'année ? Si c'est en été, peut-être pourrais-je essayé d'y aller...

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MessageSujet: Re: Ringo dans la presse française !   21/8/2007, 09:53

J'ai mon "Batteur mag" entre les mains ! Very Happy
Je ne l'ai pas encore lu, mais le dossier et l'interview ont l'air en béton, vraiment ! Smile

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MessageSujet: Re: Ringo dans la presse française !   21/8/2007, 15:53

Pierre-Henri a écrit:
C'est à quel moment de l'année ? Si c'est en été, peut-être pourrais-je essayé d'y aller...
En fait il va y avoir des evenements tout au long de l´année.Le mieux c´est de visiter la page web officielle www.liverpool08.com , comme le nom de l´album de Ringo Wink , et de voir les evenements culturels programmés.
Le mieux serait de connaitre la possible date du concert de Ringo et de voir les evenements qui vont se derouler cette semaine là et se faire un emploi de temps de tout ce qu´on souhaite voir.En tout cas c´est comme ça que je compte faire.
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MessageSujet: Re: Ringo dans la presse française !   21/8/2007, 15:54

Pierre-Henri a écrit:
J'ai mon "Batteur mag" entre les mains ! Very Happy
Je ne l'ai pas encore lu, mais le dossier et l'interview ont l'air en béton, vraiment ! Smile
bounce bounce bounce bounce On veut des extraits , on veut des extraits bounce bounce bounce bounce
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MessageSujet: Re: Ringo dans la presse française !   21/8/2007, 17:59

Tu vas même avoir plus que des extraits !!!

Voilà, aujourd'hui je pensais mettre l'interview de Paris Match en page, mais j'ai eu mieux à faire : puisque j'ai déjà reçu Batteur Magazine (je ne l'attendais pas avant jeudi pourtant !), j'ai passé une bonne part de l'après-midi à taper l'interview pour la mettre elle aussi en ligne.

La voici en exclusivité sur le forum !!!


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Ringo Starr, the Greatest
par Marcel Anders


Seul rescapé des Fab Four avec Paul McCartney, le batteur des Beatles reste passionné par la batterie. Il sort consécutivement deux albums, une compilation de ses albums solos, « Photograph : The Best Of Ringo », disponible lorsque vous lirez ces lignes, et un nouvel opus dans les bacs début 2008. Après avoir rencontre Zak Starkey (Batteur Magazine n°205), voici pour vous, chers lecteurs, une autre interview exclusive, celle de son père, Ringo Starr, l’homme qui inspira tant de batteurs. Un petit gars de Liverpool qui restera à jamais l’icône tambourinaire du plus célèbre groupe de rock de l’Histoire.

Ringo Starr : Allez-y, questionnez-moi, je ne vous mentirai pas. Alors, c’est quoi la première question ?

Batteur Magazine : Commençons par ces vingt chansons que cette compilation. Qu’est-ce que ça vous fait de les écouter et de faire ce retour dans le temps ?

Ringo Starr : Sur le plan émotionnel, c’est super. Je peux ainsi mesurer ce que j’ai fait durant toutes ces années. Vous voyez ce que je veux dire ? Je faisais des disques, j’écrivais des chansons, il y avait des personnes qui écrivaient pour moi de bonnes chansons, et on jouait avec des musiciens excellents. Ce disque est un peu comme une mini-biographie, bien que ça n’en soit pas vraiment une car elle ne couvre pas tout. Autre chose : avec ce disque, ce que j’aime, c’est que ça sorte sur Capitol, une maison de disques avec qui je ne travaillais plus depuis des années mais qui a accepté de rééditer des chansons issues d’autres labels. Oui, ils l’ont fait… c’est comme un panorama complet de l’histoire.

Batteur Magazine : Qu’est-ce qui vous a amené à retourner chez Capitol après toutes ces années ?

Ringo Starr : C’est eux qui ont voulu retravailler avec moi car ils voulaient sortir cet album. Pensez donc : « Photograph : The Best of Ringo » ! Et lorsque nous avons commencé à parler de ce projet, j’étais justement en train de produire un autre album solo. Ils m’ont demandé : « on peut écouter ça ? ». Vous voyez, du genre : « Bien, faisons affaire ». Et ils m’ont proposé un contrat. Alors me revoici chez Capitol (rires). C’est aussi simple que ça.

Batteur Magazine : La boucle est bouclée.

Ringo Starr : Oui, tout à fait. C’est comme de revenir à la maison. À nouveau chez Capitol, qui a sorti tous les disques des Beatles et mes premiers albums. De la bonne et de la mauvaise musique, parce que c’est vrai, on n’est pas génial tous les jours. Et maintenant, me voici replongé là-dedans, une compilation de ce que j’ai fait. Et parallèlement, je suis aussi prêt à sortir ce nouvel album solo qui s’appelle « Liverpool 8 ». Oui, à bien des égards, la boucle est bouclée.

Batteur Magazine : Est-ce que « Liverpool 8 » est terminé ?

Ringo Starr : Oui, c’est fin prêt.

Batteur Magazine : Et ça sortira quand ?

Ringo Starr : En janvier.

Batteur Magazine : À quoi ça ressemble ?

Ringo Starr : À un disque de Ringo, pardi. C’est ce à quoi il faut s’attendre. Et j’ai appelé ça « Liverpool 8 » en référence à mon adresse à Liverpool.

Batteur Magazine : Votre ancien code postal ?

Ringo Starr : Exactement. Et il va y avoir cette grande année de la culture en 2008 avec Liverpool comme capitale. Alors j’ai profité de l’occasion : j’ai cumulé l’année de la Culture et la ville où j’ai vécu.

Batteur Magazine : La ville de Liverpool va détruire la maison où vous avez vécu, alors que celle de Paul et celle de John sont préservées comme des monuments historiques…

Ringo Starr : Oui, mais j’ai appris qu’ils allaient démonter ma maison et la mettre dans un autre endroit. Je ne vois pas bien où ils pourront la mettre…

Batteur Magazine : Ils ont annoncé qu’elle pourrait être reconstruite dans le Musée de Liverpool. Vous irez la visiter ?

Ringo Starr : On verra. Je n’ai pas le projet de retourner là-bas. Ils vont détruire toute la rue où était ma maison, alors à quoi bon y retourner.

Batteur Magazine : Certaines chansons comme « No-No Song » sont vraiment execellentes.

Ringo Starr : Oui.

Batteur Magazine : Cette chanson représente-t-elle vraiment votre engagement contre la drogue à l’époque ?

Ringo Starr : Non, à sa sortie, et chacun le sait, on faisait toutes les choses que l’on dénonçait en disant « Non ». Mais maintenant, j’assume « No-No Song » car je ne fais plus rien de tout cela. Je suis bien plus honnête aujourd’hui qu’à cette époque.

Batteur Magazine : Pour cette raison, ça doit être amusant de la jouer aujourd’hui.

Ringo Starr : La chanson est explicite, elle se suffit à elle-même, car on a tous entendu une chanson qui dit « Non, non, je ne fais plus ça maintenant ». Alors qu’on faisait ça à fond. Mais vous, vous vous en fichez, car ce n’est pas vous qui êtes dans le studio.

Batteur Magazine : Aucun regret à l’écoute de cette compilation ? Il n’y a pas un titre où vous vous êtes dit « Oh, mon Dieu, comment ai-je pu ? »

Ringo Starr : On ne peut plus se permettre ce genre de chose. Il faut vivre avec son temps et non pas avec le passé. Alors non, il n’y a pas de titre sur cet album pour lequel j’aurai à rougir. Ce qui est une chance. Mais, vous savez, si vous écoutez toutes les chansons de tous mes albums, il y en a quelques-unes pour lesquelles vous vous direz « Oh la vache ! » (rires). Mais c’était comme ça, on n’y peut rien.

Batteur Magazine : Que pensez-vous de I’m The Greatest par exemple ?

Ringo Starr : I’m The Greatest ? C’est John (Lennon) qui l’a écrite pour moi. C’était le seul être à pouvoir écrire quelque chose comme ça, pour moi, et je suis la seule personne qui puisse être capable de chanter ça sans paraître prétentieux (rires). Moi, je peux dire I’m The Greatest (je suis le plus grand). Pas vous ? (rires)

Batteur Magazine : Moi ? Non, je ne le prétends pas.

Ringo Starr : Moi non plus, mais la chanson, oui !

Batteur Magazine : Photograph, c’était vous et George. Vous l’avez écrite et interprétée ensemble ?

Ringo Starr : C’était de moi. J’ai écrit la majorité de cet album (Ringo, ndr) en Espagne. Et, rétrospectivement, c’est intéressant d’y penser. J’étais parti en Espagne pour y tourner un film. J’ai acheté une guitare espagnole et je me suis mis à composer avec. Le hasard a voulu que j’écrive mes chansons en Mi, alors que George voulait m’apprendre des choses en Do. Il m’a donc montré des accords que j’essayais d’utiliser, c’est comme ça qu’est née Photograph. Lorsque j’écris une chanson, tout vient d’un seul coup. Il m’est impossible d’écrire une mélodie puis quelques jours plus tard d’écrire des paroles. Tout doit sortir en même temps. Le texte, l’histoire que je raconte, et la mélodie.

Batteur Magazine : Et donc vous avez emprunté l’accord de Do à George ?

Ringo Starr : Oui, mais c’est la seule fois où je l’ai utilisé. C’est trop dur pour moi. Vous jouez de la guitare ?

Batteur Magazine : Je suis nul à la guitare.

Ringo Starr : Et vous ne savez pas jouer un Mi ?

Batteur Magazine : Si, je peux jouer un Mi.

Ringo Starr : Et un Do ?

Batteur Magazine : C’est plus difficile.

Ringo Starr : C’est bien ce que je dis. Je suis donc retourné au Mi après cette chanson (rires).

Batteur Magazine : Early 1970, cette chanson fait référence à la séparation des Beatles, n’est-ce pas ?

Ringo Starr : C’est ma façon d’évoquer la chose. John est venu pour jouer avec moi. George a fait la même chose, il est venu à Londres, au studio. Je savais qu’il allait jouer avec moi. Mais je ne savais pas si Paul allait se pointer, même s’il était en ville. C’était il y a si longtemps.

Batteur Magazine : N’était-ce pas trop dur d’écrire une chanson avec un autre Beatle dans la pièce ?

Ringo Starr : Avec George, c’était facile, vraiment. Je n’ai pas écrit avec Paul. Certes, il a écrit des chansons pour moi. John aussi, mais nous n’avons pas écrit ensemble. Par exemple, il m’a apporté I’m The Greatest achevée. Il n’y a qu’avec George que j’ai pu écrire des chansons, bien que j’aie toujours eu du mal à terminer le travail. Et puis, George fut en quelque sorte mon premier producteur après la fin des Beatles. C’est lui qui a fait Back Off Boogaloo et qui a produit les singles. Il était capable de me donner un coup de main et de terminer les chansons.

Batteur Magazine : Vous vous êtes toujours senti comme un musicien faisant partie d’un groupe, quelque chose que vous avez dû accepter au fil des années.

Ringo Starr : Je suis un batteur, je joue dans une équipe. J’adore ça.

Batteur Magazine : C’est pour cette raison que vous avez formé le All-Starr Band ? Cette aventure continue ?

Ringo Starr : Oui, chaque année ou une fois tous les deux ans, je retourne en studio de répétition avec une nouvelle équipe et remets ça sur pied.

Batteur Magazine : C’est une situation idéale : jouer avec une bande de vieux copains.

Ringo Starr : Et c’était le même rêve lorsque j’avais 13 ans : jouer de la batterie avec des mecs sympa. Et j’ai toujours cette chance. C’est la seule raison pour laquelle je continue, vous savez. Je suis batteur, j’ai besoin d’avoir auteur de moi des guitaristes et des claviers.

Batteur Magazine : Allez-vous tourner à nouveau avec le All-Starr Band l’année prochaine ?

Ringo Starr : On verra.

Batteur Magazine : Vous allez donc faire un break ?

Ringo Starr : Cette année, je fais le break, je ne l’ai pas fait l’année dernière. J’ai tourné, et il y avait Edgar Winter dans le groupe, c’était incroyable. J’ai joué avec tous ces musiciens différents, depuis le premier All-Starr Band avec Joe Walsh et Dr. John, vous voyez le truc ? À un moment, on a enchaîné quatre tournées consécutives avec le même groupe, et puis j’ai décidé de ralentir la cadence. Mais il n’y a rien de mieux que de jouer sur scène. J’aime vraiment ça.

Batteur Magazine : Pour promouvoir « Photograph » et « Liverpool 8 », vous allez partir en tournée ?

Ringo Starr : On verra. Mais je vais certainement donner des concerts de promotion.

Batteur Magazine : Parlons d’une chanson comme « You’re Sixteen ». Vous allez la rejouer ?

Ringo Starr : Non certainement pas, plus jamais. Vous me voyez regarder une gamine en chantant : You’re sixteen, you’re beautiful and your mine ? (Tu as 16 ans, tu es belle et tu es à moi, ndr). Pas question !

Batteur Magazine : C’est pourtant une bonne histoire !

Ringo Starr : Ah ça, oui.

Batteur Magazine : Et on a tous besoin d’une belle histoire.

Ringo Starr : Je peux en dire autant de la moitié de mes chansons, et vous avec tous quelque chose à raconter aussi.

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MessageSujet: Re: Ringo dans la presse française !   21/8/2007, 18:00

Batteur Magazine : Que pensez-vous à propose du fait que tous vos albums soient aujourd’hui téléchargeable sur i-Tunes ?

Ringo Starr : Je pense que c’est super. C’est un pas dans l’ère moderne. Ça faisait partie du deal avec Capitol : éditer cette compilation et rendre accessibles mes albums par téléchargement. Une grande première pour moi.

Batteur Magazine : Et vous avez franchi le pas ? Vous avez votre i-Pod ?

Ringo Starr : Oui, je suis entré dans l’univers i-Pod. Et il n’y a rien d’autre à faire, on ne peut y échapper. Tiens, où est passé mon i-Phone ? (rires).

Batteur Magazine : Je vous demande ça parce que moi je n’ai pas ce genre de truc, je fais partie de la génération entre les utilisateurs d’ordinateurs et celle du i-Pod.

Ringo Starr : Moi j’ai un ordinateur, même trois, un dans chacune de mes résidences, et je m’en sers principalement pour la musique, mais j’utilise aussi cette technologie pour peindre. J’ai même présenté une grande exposition de mes travaux. Mais je n’utilise pas les e-mails, ça ne me branche pas. Parce que si quelqu’un vous envoie un e-mail, il attend une réponse, et moi je suis trop occupé (sourire).

Batteur Magazine : L’ordinateur, c’est donc bien pour créer des œuvres d’art ?

Ringo Starr : Oui, du moins en ce qui me concerne. Pour les photos aussi, les i-Photos, et les i-Movies (rires). I-Am ! (jeu de mots difficilement traduisible, sinon par « i-suis », ndr).

Batteur Magazine : Il n’y a pas si longtemps, vous avez présenté vos œuvres dans une galerie de New York. Comment créez-vous ces tableaux ? Quand vous avez du temps à perdre en voyageant en avion…

Ringo Starr : Non, mais c’est vrai que ça m’occupe en tournée, je fais ça dans ma chambre d’hôtel. Je me sers d’une palette graphique. Je dessine des portraits. J’ai rencontre un marchant d’art qui était intéressé par mon travail. Il m’a dit : « Voyons voir ça. Oh, on pourrait faire quelque chose avec ça ». Et il s’est occupé de tout. J’en ai vendu pour des œuvres de charité. Ça me fait du bien et ça me rend la vie plus douce en tournée. Parce que jouer c’est super, mais ça ne représente que deux heures par jour dans la vie.

Batteur Magazine : Vous êtes vous essayé à la vraie peinture, l’huile sur la toile ?

Ringo Starr : Oui, je peins. Mais j’emploie de l’acrylique, parfois de l’huile. L’acrylique est plus facile, mais j’apprends la technique de l’huile, c’est tout un art. J’adore peindre.

Batteur Magazine : Pas d’exposition en vue en Europe ?

Ringo Starr : Non, la seule chose que j’ai faite jusqu’à présent est cette expo de peintures numériques, je n’ai pas encore montré mes autres travaux.

Batteur Magazine : On dirait que c’est un jardin secret ?

Ringo Starr : Non, pas du tout.

Batteur Magazine : Revenons à vos chansons : Weight of the World. Etait-ce difficile de débuter comme un artiste solo au début des années 1970 ? Avez-vous ressenti le poids d’être un ancien Beatle ?

Ringo Starr : Oui, c’était lourd à porter. C’était déjà lourd dans les années 60. J’en faisais partie, pour de bon. Et puis, quand le groupe s’est séparé, je me suis dit : « Bon, repose-toi un peu maintenant ». Mais c’est un truc sans fin. Bien qu’aujourd’hui, ce soit plus calme, plus facile. Bon, si je suis en tournée, on sait que je vais être dans les parages, alors c’est un peu stressant. Mais par exemple, aujourd’hui, je marchais dans la rue à Londres et les gens me disaient simplement « Hello », dans même s’arrêter.

Batteur Magazine : C’est donc facile d’être un Beatle aujourd’hui ?

Ringo Starr : Oui.

Batteur Magazine : Rien à voir avec les années 60 ?

Ringo Starr : Là, c’était lourd (rires). À chaque instant, les gens voulaient nous tomber dessus. Maintenant, ils nous foutent la paix.

Batteur Magazine : Vous sentiez-vous comme un aliéné en tant que Beatle ?

Ringo Starr : Et bien, même aujourd’hui il arrive que des gens m’interpellent en se disant que je suis un Beatle, mais sans plus de précision. Il m’est arrivé qu’on m’appelle John ou George. Du style : « Oh, c’est un Beatle. Lequel ? Sais pas, mais pour sûr, c’est un Beatle ».

Batteur Magazine : Même à la télé, on vous a appelé George…

Ringo Starr : Larry King, l’autre jour : « Hey, George ! ». Mais c’était une blague à la Larry.

Batteur Magazine : Très drôle.

Ringo Starr : Oui, très drôle, et on s’est bien marré.

Batteur Magazine : À 67 ans, on ressent le poids des années ?

Ringo Starr : Je me sens bien (Il fredonne la chanson I Feel Good, ndr). Mais bon, on ne peut pas arrêter ça.

Batteur Magazine : Selon Ringo Starr, qui est meilleur batteur ?

Ringo Starr : Dans le monde ? C’est moi (rires).

Batteur Magazine : Et votre fils vient en deuxième ?

Ringo Starr : Il fait partie des trois premiers (rires).

Batteur Magazine : Vraiment ?

Ringo Starr : Il est très, très bon. Il ne travaillerait pas autant s’il n’était pas aussi bon. Il travaille avec deux groupes pour le moins bien établis (The Who et Oasis, lire l’interview exclusive de Zak dans Batteur Magazine n°205, ndr), et il est aussi avec Paul Weller, il vient d’enregistrer quelques titres avec lui.

Batteur Magazine : Honnêtement, vous sentez-vous sous-estimé comme batteur ?

Ringo Starr : Non, je ne me suis jamais senti sous-estimé, parce que les personnes que je respecte ne m’ont jamais sous-estimé. Mais dans la presse, dans les années 60, il n’y en avait que pour John, Paul et George (il cite leurs noms très fort, ndr), et puis il y avait Ringo (il parle tout doucement, ndr). Moi je n’étais que le petit batteur. Mais depuis qu’ils ont sorti « Love » (l’album de remix des Beatles, ndr), et qu’ils ont fait ressortir ma batterie, les gens s’écrient : « Wow, il savait jouer ! » (rires). Mais bon, ça ne fait rien, moi, j’aime jouer de la batterie, et je sais que je sais en jouer. Et je connais beaucoup de batteurs qui aimeraient jouer comme moi.

Batteur Magazine : Parce qu’il y a en réalité pas mal de choses inédites que vous avez apportées dans le rock.

Ringo Starr : En fait, le swing. Yeah… (sourire).

Batteur Magazine : Et la prise de baguette symétrique.

Ringo Starr : Oui, mais je ne l’ai pas inventé. C’était ma manière de faire, la prise traditionnelle était bonne pour jouer dans une fanfare : pour le rock ‘n’ roll, c’est la prise symétrique.

Batteur Magazine : Et vous avez aussi été le premier batteur juché sur une estrade très haute.

Ringo Starr : C’était le meilleur moyen pour qu’on me voie. Vous savez, je tenais absolument à ce qu’on me voit lorsque je passait à la télé, alors on a utilisé ce podium.

Batteur Magazine : Et puis il y a cette façon d’accorder la batterie avec un son grave et gras.

Ringo Starr : Oui, j’adore ce son profond.

Batteur Magazine : C’était pour obtenir plus de puissance ?

Ringo Starr : C’est tout simplement la manière dans je ressens le son. J’aime cette profondeur. L’autre jour, j’ai écouté le live Earth Show, et beaucoup de batteurs avaient un son très aigu, ça sonnait comme pour jouer du reggae.

Batteur Magazine : Et vous avez innové en utilisant des sourdines pour contrôler les harmoniques. Du bricolage de studio.

Ringo Starr : Oui, pour rendre le son encore plus profond. Un son plus mat et plus profond. Il faut se remettre dans le contexte de l’époque où on expérimentait et où on luttait avec l’électronique. On n’avait pas tous les supers appareils qu’il y a aujourd’hui.

Batteur Magazine : Justement, lorsqu’on écoute « Sergent Pepper’s », c’est dingue ; ça a été enregistré il y a quarante ans !

Ringo Starr : Ouais.

Batteur Magazine : Une véritable prouesse.

Ringo Starr : En effet, et on l’a fait. Mais vous savez, on a passé beaucoup de temps dessus.

Batteur Magazine : Une autre caractéristique de votre jeu est votre manière de placer les fills…

Ringo Starr : Mes fills sont comme ils sont, je joue ce que je ressens. Et je peux jouer n’importe quelle chanson sans jamais répéter les mêmes fill ; ils sont toujours différents parce qu’ils expriment ce que je ressens à un moment précis.

Batteur Magazine : Il y a aussi les changements de tempo et de rythme…

Ringo Starr : Je suis né avec ça, un bon sens du tempo. Je joue avec les battements de mon cœur, d’une drôle de façon.

Batteur Magazine : Comment définiriez-vous l’évolution de votre jeu au fil des années ?

Ringo Starr : Parfois, je me mets à la batterie et je me dis : « j’ai joué tous les fills possibles et imaginables » et puis soudain je me mets à jouer quelque chose nouveau. C’est l’amour de la batterie qui me pousse à jouer. Je ne joue pas de jazz. Ne m’appelez surtout pas pour jouer du jazz (rires). Moi, je joue de la pop et du rock, mais je suis issu de l’époque du swing.

Batteur Magazine : Devrait-on anoblir Ringo Starr ?

Ringo Starr : Alors, c’est comme tu veux, mon frère. Mais je ne pense pas que ta voix compte pour ça (rires).

Batteur Magazine : Il y a pourtant eu une pétition à ce sujet.

Ringo Starr : Je crois, oui. Mais je n’étais pas en Angleterre. Je n’en sais trop rien. Que Dieu les bénisse.

Batteur Magazine : Et quelle musique écoute Ringo Starr en ce moment ?

Ringo Starr : J’aime écouter Amy Winehouse. Son disque est vraiment cool. Et j’adore Paul Weller – mais qui ne l’aime pas, hein ? C’est tout ce qui me branche en ce moment. Bon, il y a plein d’autres artistes qui produisent des albums, mais la majorité ne font qu’un seul album, et s’il ne se vend pas bien, ils se font virer. Mais c’est malheureusement comme ça que ça se passe aujourd’hui.

Batteur Magazine : 2007 marque le quarantième anniversaire de « Sergent Pepper’s Lonely Heart Club Band » et celui du Summer of Love. Le bon vieux temps.

Ringo Starr : Ah ça, oui ! Le bon vieux temps, et il y avait beaucoup d’amour à cette époque, croyez-moi (rires). Je n’ai jamais été un hippie, et je ne supportais pas la majorité de la musique de cette époque, ni les fringues, mais pour ce qui est de cet amour libre, c’était vraiment super, comme vous pouvez l’imaginer. « Sergent Pepper’s » ? Un bon album. Qui a bien pu faire un truc pareil ? Non, je ne me souviens pas (rires).

Batteur Magazine : On vit une époque où les grands groupes se reforment et partent en tournée. Si John et George étaient encore de ce monde, reformeriez-vous les Beatles pour donner des concerts ?

Ringo Starr : C’est pure spéculation. Mais qui sait ? Je ne pense pas que nous ferions ça pour l’argent. Peut-être au bénéfice d’une œuvre de charité, sans doute. Mais j’imagine difficilement John être d’accord pour un tel projet. Alors n’y pensons plus. Tout ce que je puis dire, c’est que j’ai profité et apprécié la reformation de ces groupes légendaires. Je pense que la formation de Cream était super, et les Who c’est le fun.

Batteur Magazine : Vous avez vu les Rolling Stones ?

Ringo Starr : Oui, Mick m’a offert des billets et on avait des super-places. Mais vous savez quoi : on a passé la soirée à regarder les écrans vidéo. Même si j’ai aimé le concert, je n’ai pu m’empêcher de me dire : « Bon, et bien tu pourrais regarder ça sur ta télé, installé dans ton sofa ». Alors, depuis, je ne vais plus dans les grands stades, je n’en ai plus du tout envie.

Batteur Magazine : Pour conclure, avez-vous testé les « Ringo Ringstones » ?

Ringo Starr : De quoi parlez-vous ?

Batteur Magazine : Il y a six « Ringo Ringstones » (sonneries téléchargeables, ndr) dans la compilation « Photograph : The Best Of Ringo ».

Ringo Starr : Ah oui. Je pensais que vous parliez d’un truc venu de l’hyper espace… Non, je ne les ai pas écoutées, mais je vais le faire dès qu’on aura terminé cette interview. Alors, goodbye !


Propos recueillis le 10 juillet 2007, à Londres, au Carlton Tower, par Marcel Anders / Fastimage. Traduction : Christophe Rossi.

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MessageSujet: Re: Ringo dans la presse française !   22/8/2007, 08:23

Interviews mises en ligne : http://perso.orange.fr/octopusweb/Interviews.html

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MessageSujet: Re: Ringo dans la presse française !   22/8/2007, 16:01

Excellente interview de Batteur Magazine!!!!! Very Happy Very Happy Very Happy Merci PH encore une fois!!!!
Des moments magnifiques notamment quand c´est Ringo qui pose les questions au journaliste en lui demandant si il sait jouer de la guitare.
Je retiens aussi la confirmation de Ringo de la sortie de Liverpool 8 pour le mois de janvier ou quand il dit que c´est le lui le meilleur batteur du monde!!!!!
Very Happy Very Happy Very Happy
J´aime aussi quand il aborde le sujet sur sa technique de jeu de batterie qui reste n´oublions pas le point fort de RINGO STARR ( en majuscules s.v.p.).
Tout simplement excellent!!!!
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MessageSujet: Re: Ringo dans la presse française !   24/8/2007, 17:04

Ce n'est pas dans la presse française... mais c'est une nouvelle interview que Ringo a mis en ligne sur son propre site web !

J'essaierai d'en faire la traduction et de la mettre également sur le site. Smile

Ringo Q&A with the AP

By SOLVEJ SCHOU, Associated Press Writer

BEVERLY HILLS, Calif. - Forget "When I'm 64." Ringo Starr has that age in his rearview mirror.

But the 67-year-old ex-Beatle still has the musical drive and looks of a rock 'n' roller half his age. And he acts it, too.

Seated recently in a swank hotel room in Beverly Hills, Starr looked slender in a blazer and slim-fit jeans flecked with blue pen scratches (his own scribblings, he disclosed).

His customary shades only left his face once, exchanged for a tinted pair of glasses. For the past 20 years, Starr's eyes have remained well hidden, symbolic of his rock-star cool.

"Photograph: The Very Best of Ringo Starr" — culled from his solo career and label-spanning collection of tunes from 1970-2005 — arrives in CD racks Aug. 28. Between sips of water, Starr cracked jokes and chatted with The Associated Press about aging, the past and staying in the game.

___

AP: How did you pick the songs for the new album?

Starr: Actually, we had a set of tracks we could use, going back to Capitol in the early days. What was great was Capitol/EMI expanded it, which they don't usually do. Usually the label only uses tunes from the label. They actually went and got tracks off 2005's "Choose Love" CD, off different labels. It's a great representation of the stuff I've done in the last 400 years.

AP: Any favorites in particular? The "No-No Song," from 1974, was so facetious about hard partying.

Starr: I have great memories of when we recorded that, because the last thing any of us were doing was saying "no" in those days. Things have changed, of course. "Photograph" is beautiful. That's one of the best songs I've ever written. I was writing it with George Harrison, so that also helped. In those days, and still to this day, I only play three chords. I'd write these songs, and then I'd give them to George and he would put in 10 more chords, and they'd think I was the genius.

AP: Which three chords?

Starr: I can only play guitar in E, and I can only play piano in C. Everything I've ever written, if I play it on guitar I make it in E and if I play it on piano, I do it in C. "Photograph" was actually written because George made me play C. It's so hard, you have to get that little finger over.

AP: So, Ringo, you're 67 this summer.

Starr: You'll have to speak up (laughs).

AP: And it was also the 40th anniversary of the Beatles' "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band."

Starr: How great!

AP: How does that feel, to go from that album to where you are now?

Starr: When you're making it you don't think of "now." That's the deal. Forty years later, did I think I would be talking about this record? No. It was the last thought in anybody's mind, that we were making these records that were going forever. We were just enjoying the part of making records.

AP: Reflect, if you would, on aging as a musician. You've mentioned in interviews seeing Bob Dylan perform, and some days he's clear, and some days he's not.

Starr: That's just how he is. We were actually talking about going to see Bob, and seeing Bob many times, and you get what Bob gives you. The last time I saw him, it was hard to recognize the songs. But the time before, he was clear as a bell. Bob is great. He just had a No. 1 record and that's what it's about.

I'm in the game, I'm still making records, I'm still playing. Maybe tomorrow, a hit, who knows. I haven't had a hit in a long time. It could be the next CD, who knows. We're in it to play.

AP: Has the creative process changed?

Starr: It hasn't changed at all. You write your songs, you play your drums. You get some friends around, and you make a record. ... They would like me to make a duets album, like Santana did. Nothing against it, but that's what he did and it was a huge thing. I don't really want to do that. I have a lot of guests on my CDs anyway, like Chrissie Hynde and Willie Nelson.

AP: Any acting roles on the horizon?

Starr: I used to have a thing for acting. It's been quite a while now, and I've decided there's enough actors, they can do it. I started to refocus more on the music. ... I can't commit that far in the future now (for TV or movie roles). Call me in 2010, see if I'm free. I live day to day, have a good life.

AP: When are you touring again?

Starr: When we go on tour — and who will go with me, I don't know yet — it won't be until next summer. I have this record coming out now, and a 5.1 version of "Choose Love" and 2003's "Ringo Rama," and I've finished my new CD, which will be out in January.

AP: There's been a story, for years, that you used to put a packet of cigarettes on your drum snare to muffle its sound. What was that about?

Starr: It was too bright. I've always liked a deep sound, and so I put my pack of cigarettes on it, to take it down a notch. Then I started putting tea towels on top of everything. Then I put towels on every drum. I gave it that deeper quality.

AP: You can use the towels to wipe off sweat, too.

Starr: Oh yes, I can! And have a cigarette after. But no, I don't do that anymore.

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MessageSujet: Re: Ringo dans la presse française !   26/9/2007, 12:13

Un super merci à P-H pour la retranscription de ces interviews !
Je les ai imprimées et vais prendre beaucoup de plaisir à les lire ce soir. Encore merci !


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